Vie à bord

15/03/2016
Jamila vient de faire une délicieuse Sangria à siroter en principe en mer, espérons qu'il en restera après le départ du 16/03
 
Sangria Jamila

 
11/03/2016
Réflexions du capitaine,


J’ai fait le choix d’un changement de vie; habiter dans sa maison sur l’eau et voguer sur les mers.

Une telle idée en fait rêver plus d’un, les premières images sont des eaux transparentes sous le soleil en pleine chaleur.

Il  y a  une certaine admiration de personnes dans mon entourage  sur le fait que j’ai arrêté une vie professionnelle trépidante et stressante avant l’âge de la retraite.

J’ai surtout décidé de vivre mes rêves, néanmoins ce n’est pas un long fleuve tranquille, la carte postale décrite plus haut se mérite.

Les mauvaises conditions climatiques sont fréquentes et les avaries font parties du quotidien, mes deux allers et retours Hendaye Sénégal ont été de sérieux bancs d’essais (pannes moteur, entrée d’eau, désolidarisation de l’étai  etc... la liste est longue )

Le choix d’une décroissance pénarde pouvait se faire en pleine pampa, l’appel de la mer était le plus fort.

Il y a de sérieuses réflexions sur son avenir sur l’eau surtout quand les problèmes surviennent,  mais l’envie de naviguer reste encore le plus fort.

Je veux avoir le plaisir d’aller jusqu’au bout de mes envies et elles dureront tant que le bonhomme a la santé.

La vie est courte, il faut en profiter, éviter d’avoir des regrets sur ses vieux jours        

Les petits problèmes de santé et avaries techniques mineures nous retiennent 3 à 4 jours
Le coté positif est d'avoir travailler sur le moteur électrique d'appoint
 Francis                 



Les Canaries ne veulent pas nous libérer:  
Nous sommes encore à Gran Canaria, vendredi je me fais arracher une dent, il fallait résorber l'infecton avant l'intervention.

Un bateau charter nous a accroché et déformé le bout dehors, formalités assurance ont pris du temps ainsi que la recherche du tube qui est introuvable en Europe dans un délai rapide.

Je dois le modifier pour l'utiliser 


Nous espérons partir lundi 7 mars.
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Je n’insisterai  pas sur la vie à bord en marina, c’est du tourisme pénard,  au calme, sauf à la Corogne avec du vent de la houle et des amarres bruyantes perturbant le sommeil.


En mer, les nuits sont rythmées par des quarts, tous les 3h en moyenne, parfois écourtés par des manœuvres bien que nous diminuons la voilure en générale.

Le but est de rester dehors, d’observer la route et l’AIS dans le cas de présence de bateaux dans les environs de la navigation, d’être attentifs au comportement d'AlizésII.

Au début du périple, il faisait froid et j’avais la tenue  de ski, néanmoins les nuits sont toujours fraiches et ont apprécient le soleil matinal.   


Le jour, c’est prendre le temps aux multiples tâches d’une vie quotidienne dans notre maison sur l’eau, nous savourons et prenons le temps.

La fabrication du pain est toujours un grand moment


la pêche occupe et sommes en admiration devant les poissons, nous ne pêchons pas par pur plaisir, seulement pour nous nourrir.


Le bateau demande toujours une grande attention, les bricoles sont nombreuses, les réglages de voiles sont permanents et maintenant que nous sommes vent arrière il faut s’éviter l’empannage, pour les non-initiés, c’est le vent qui passe d’un bord sur l’autre entrainant un basculement de GV pouvant devenir violent  si le frein de bôme n’est pas efficace.

Toutes manœuvres violentes sont causes d’éventuelles blessures et de casse de matériel, il faut prendre soin d’Alizés II, la route est longue.


Côté cuisine, le skipper n’est pas très bon, il apprécie, mais il sait juste faire cuir des pâtes et du riz, j’avais eu Elodie qui avait compensé  mes carences et maintenant Jamila fervente du BIO, prépare, mijote des repas très équilibrés.                                  

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