mardi 12 janvier 2016

Escale à la Corogne

Prévisions de départ 

Enfin, la date de départ de la Corogne se précise, en principe elle est fixée le 14/01/2016 à 7h UTC +1
Les vents sont favorables jusqu'au 16 et après nous aurons du vent du sud et des longues périodes sans vent.
Qu'importe, nous allons naviguer et c'est un grand soulagement après cette attente interminable.       



Sauvetage vécu en direct sur AIS et VHF le 10/01/2016



Le bateau de pêche de 26 m, NOVO JUNDINA lance un signal de détresse MAYDAY à 22h31 UTC au nord de la Corogne.



Le bateau avec 11 personnes à bord coule et nous suivons le déroutage des cargos sur zone et le sauvetage de tous les marins par l’hélicoptère venant de la Corogne.



C’était des moments de tension avec la joie de savoir que tous les hommes étaient vivants.



Il y avait une mer forte avec rafales de 45 nds, les vagues d’un maximum de 7 m avec la pluie et une température de 9°.

Nous sommes finalement contents d’être au port pour savourer notre petit confort même si les rafales de vent et la pluie chahutent Alizés II.  


Escale forcée à la Corogne.



Dimanche 10 janvier 2016, nous sommes toujours scotchés à cette marina un peu déserte, il y a eu 3 départs un peu risqués vendredi dernier, les trois sont bloqués à Baiona, 115 milles plus bas avant le Portugal.

Petite anecdote ; les superstitieux ne partent pas un vendredi, risque de malheur et il se trouve que nous avons perdu lors de ce vendredi sur AIS la trace du catamaran HAPPY.
          
Nous allons tenter de savoir pourquoi il a disparu de nos écrans le 08 janvier à 13h42, lui qui était en permanance connecté à la Corogne pendant son escale.

Ici il y a de l’impatience, les bricoles se font rares et les bulletins météo sont observés longuement.

Le baromètre donne une pression atmosphérique de 995, la pluie est intense, la température va de 9 à 14°et les rafales de vent sont parfois importantes.

Nous attachons solidement la cabane sur l’eau, ce lieu appelé par un certain Michel, le tupperware, du fait de sa construction en polyester.
Michel possède une cabane en aluminium d’où cette critique sur la nôtre dont il appréciait l’hospitalité d’Alizés II lors du périple au Portugal en 2012.

Concernant cette météo, il est difficile de faire des prévisions fiables, la fenêtre à venir serait le jeudi 14 janvier, elle devrait nous permettre de filer vers les Canaries sans escales.

L’espoir fait vivre, la Corogne est une très belle, la ville est très animée, une petite visite à Saint Jacques de Compostelle nous redonnera peut-être un jour des vents favorables.      

Faux départ de la Corogne
  
Nous avons fait une tentative de sortie de la Corogne le 04/01/2016 à 17h30, aux environs du phare d’Hercule, les vagues étaient entre 5 et 7 m, la force du vent atteignait 42nds, un peu plus de 75 km/h, sur la terre c’est supportable et sur  l’eau cela devient sportif.

Il pleuvait, les vagues dont certaines étaient déferlentes balayaient le pont, l’humidité, le froid et le mal de mer nous envahissaient.
 
L’équipage et le bateau commençaient à souffrir et nous avons pris la décision de revenir à la marina de la Corogne.

Ne pensez pas que nous sommes des inconscients, il y a eu 4 départs de bateau avec des horaires différents et 3 sont revenus au port.

Sur le papier la navigation paraissait jouable mais le terrain de jeu était un peu plus compliqué que prévu.        

Nous allons attendre sagement une bonne fenêtre météo, en espérant un déplacement favorable  de l’anticyclone pour nous donner de meilleures conditions de navigation vers les Canaries.

 Vie à bord d’Alizés II à la Corogne.

L 'équipage a passé les fêtes de fin d'année sur le bateau 
 

A la nouvelle année 2016

Nous sommes bloqués depuis le 17/12/2015, les vents puissants sont toujours orientés Sud ce qui est contraire à notre navigation vers les Canaries.

La tour d'hercule,  le phare le plus vieux du monde de la Corogne n'est pas décidé à nous libérer avant début janvier 2016.

            
Nous prenons le temps de faires des réparations et aménagements sur le bateau.

Une pompe de cale supplémentaire est installée, une pompe électrique spécifique au refroidissement du moteur est mise en place pour palier à la moindre difficulté du système d’origine, cette nouvelle installation vient prendre le relais.

L’éolienne qui a rendu l’âme va être remplacée

Le four solaire est modifié pour assurer une meilleure efficacité et le moteur électrique va être transformé et adapté pour subvenir aux  manques de vents.

Explications sur moteur électrique

Il a pour but de faire avancer le bateau part manque de vent, nous avons un parc dédié de 4 batteries Optima de 850 ah chacune, soit 1700 ah en 24V.

En fonctionnement de ce moteur électrique nous avons une autonomie batteries de 2h30.

Il est prévu une recharge du parc de batteries  par le moteur thermique, à regret, nous sommes obligés de consommer du gazole, hormis que de le faire tourner à 1100 tr/mn sans entrainement d’hélice, il  consomme de fois moins de carburant et nous doublons notre autonomie.
Tout cela est de la  théorie  et c’est à vérifier en pratique.

Lavage du linge.

Nous avons une machine à linge et une essoreuse manuelles et nous utilisons des noix de Rhita pour remplacer le savon traditionnel:

 








































 L’eau :

Je me suis finalement décidé d’installer un dessalinisateur Katadyn 40, afin d’avoir une production de 10 l  d’eau douce par jour, cette petite installation consomme peu en électricité, elle  fonctionne avec l’aide des panneaux solaires d’une capacité de 360 W ainsi qu’avec la nouvelle  éolienne d’une  production de puissance équivalente suivant la force du vent.

3 commentaires:

  1. Bon vent à tous les deux et de grosses pensées positives de nos montagnes.

    Fanch et Mag

    RépondreSupprimer
  2. J'avais ''loupé'' cet épisode du plaisancier écolo : ALIZES transformé en bateau laboratoire ... A voir dans 12 mois ... Voir si le Skipper n'aura pas tout balancé par dessus bord pour retourner au fondamental, au plus simple ....
    Je ne pense pas au four solaire ni au dessalinisateur, bien sûr.
    Je remarque aussi qu'ALIZES avait retrouvé sa place ''habituelle'' à la Corogne, à un emplacement près..
    Bonne route vers las Islas Canarias (La Gomera ? Peut-être ? Il me semble qu'ALIZES est déjà passé par là...)
    MiCo on MàV

    RépondreSupprimer
  3. Mouais... Je suis très sceptique sur la réelle utilité de ce moteur électrique. Mais je ne demande qu'à être convaincu ! :) Alors wait and see !

    RépondreSupprimer